7 ans : le numéro d’urgence que votre enfant doit connaître

7 ans votre enfant doit absolument connaitre ce numero

C’est le 112. Un seul numéro à retenir, gratuit, à composer partout en Europe, même sans réseau ou sans carte SIM. Depuis un mobile, l’appel est géolocalisé, sans que ce soit une garantie de localisation exacte : votre enfant doit donc quand même savoir dire où il est. Voici comment lui faire mémoriser le numéro, et quoi dire quand quelqu’un décroche.

Pourquoi un seul numéro plutôt que quatre

Entre le 15, le 17, le 18 et le 112, cela fait beaucoup à retenir pour un jeune enfant, surtout en situation de stress, comme le relève la MAE. Si l’enfant hésite entre quatre numéros, il risque de ne composer aucun. Un seul numéro, toujours le même, supprime ce choix : à lui de composer, aux secours de répartir ensuite. Inutile donc de lui faire réciter toute la liste.

L’âge est le bon. Les programmes scolaires attendent que les enfants connaissent les numéros d’urgence dès la maternelle, et dès 4 ou 5 ans un enfant sait dire son prénom, son nom, donner son adresse et repérer deux chiffres sur un téléphone, selon oummi-materne.com. À 7 ans, il peut donc apprendre l’ensemble de la méthode. Le rythme varie d’un enfant à l’autre : vérifiez par la répétition plutôt que de supposer que c’est acquis.

Retenir le 112 et le composer

Pour la mémorisation, l’astuce relayée par l’UDAF 95 fonctionne bien avec les enfants : « 1 bouche, 1 nez, 2 yeux », soit 1-1-2. Un visage, trois gestes du doigt, et le numéro est retenu. Faites-le répéter en montrant chaque partie du visage, plusieurs jours de suite, pas une seule fois.

Reste la question du téléphone verrouillé. L’enfant n’a pas forcément le code du vôtre. Sur la page de verrouillage d’un mobile, un bouton « urgence » (ou « emergency ») permet de composer le 112 sans déverrouiller. Son libellé et sa disponibilité varient selon les appareils : regardez l’écran de vos téléphones avec lui pour qu’il sache où appuyer.

Cet apprentissage rejoint ce qu’on attend d’un enfant face à un accident dans les premières minutes : savoir alerter vite compte avant tout le reste.

Ce que l’enfant doit dire, et comment finir l’appel

Savoir le numéro ne suffit pas, c’est le contenu de l’appel qui le rend utile. Un appel réussi se fait en trois temps, d’après l’UDAF 95 :

  1. Qui je suis : mon prénom et mon nom.
  2. Où je suis : mon adresse précise.
  3. Ce que je vois : une phrase simple, par exemple « Maman est tombée et ne parle plus ».

La deuxième étape est la plus fragile. Si l’adresse n’est pas mémorisée, tout l’appel en souffre. Faites-la répéter régulièrement, en entier, comme le numéro lui-même.

Deux consignes pour la fin de l’appel :

  • On ne raccroche jamais le premier : l’enfant attend que l’opérateur lui dise qu’il peut le faire.
  • Si le 0 800 112 112 s’affiche sur l’écran, il faut décrocher : ce sont les secours qui rappellent.

À faire dès ce soir

Prenez cinq minutes avec votre enfant : le visage pour le 112, puis son prénom, son nom et son adresse, puis une phrase du type « qu’est-ce que tu dirais si je tombais ? ». Reprenez le tout quelques jours plus tard. Aucune répétition ne garantit qu’il réagira parfaitement le jour venu, mais plus les gestes sont familiers, plus ils ont de chances de revenir.

Deux précisions pour finir. Le 114 existe pour les personnes sourdes ou malentendantes : si votre enfant l’est, renseignez-vous sur son usage. Et si vous voyagez en Europe, le 112 reste utilisable dans un autre pays.